Je vous écris de la CITE DE LA JOIE.*

Ici la porte est toujours ouverte

été comme hiver.

 

Quand le vent souffle sur le plateau, rien de lui résiste.

il faut s'y plier,

les arbres et les hommes le savent.

 

Il y a des femmes dans les champs,

elles courbent le dos, elles marchent,

elles ne parlent pas.

 

J'écris pour elles.

Maintes fois mères et grands-mères

elles ont eu des enfants qui ont grandi

d'autres qui n'ont pas grandi.

 

Il y aura au dessus de nous des anges,

tournant au dessus des cyprès.

une enfant pâle s'y pose .

Elle n'a pas de regard.

J'écris pour elle

 

j'écris pour toutes les grand-mères sans voix

mortes à la peine

j'écris pour les enfants sans nom

oubliés du monde

j'écris pour crier

leur vie éteinte

j'écris pour les livres

jamais ouverts.

 

Va donc voir ailleurs ! Disaient- elles.

D'ici il faut partir pour vivre.

 

Alors ils sont partis.

 

j'écris pour les corneilles qui gueulent sur le toit du presbytère

j'écris pour la fête des morts.

 

Les statues de granit polychromes s'enveloppent dans leur drapé de pierre.

Une petite fille apprend à lire

sous le ciel parsemé d'étoiles.

Dans le tabernacle la flamme vacille.

 

 

sur le mur est écrit

 

ATTENDITE ET VIDETE

SI EST DOLOR SI VI DOLOR

 

 

* Tréflévénez en breton village des Mont d'Arrée dans le centre Finistère

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